mercredi 2 juin 2010

Une approche motivationnelle du Green IT : La Prime Ecologique

Le bilan carbone d’une entreprise est constitué de deux composantes : une qui est maitrisée par la direction et l’autre par la masse salariale.
La direction par sa politique et le choix de ses investissements Green maitrise une partie du bilan carbone. Les exemples sont nombreux :
1    La politique du transport qui représente le pourcentage le plus important du bilan carbone (50%) : favoriser les transports non polluants comme le train (évidemment électrique), investir dans une navette privée pour le transport des salariés, encourager les visioconférences comme un alternatif vert du transport.
2    L’investissement dans des matériels informatiques (immobilisations) ayant une longue durée de vie et une consommation électrique minimale.
3    L’investissement dans des solutions de control de dépenses énergétiques, comme l’illumination sur détection de personnes, l’utilisation des technologies comme les Blades pour les serveurs dans les plateformes…
Par contre la direction ne maitrise pas une grande partie qui relève plus du comportement des salariés. Cette partie est une grande composante des charges fixes d’exploitation de l’entreprise.
Les salariés peuvent agir sur deux axes principaux pour la réduction de ces charges à la fois  écologiques et d’exploitation:
1.    La réduction de la consommation d’électricité, ex : éteindre les PC le soir, et à midi à la limite. Eteindre la lumière lorsqu’il fait jour.
2.    La réduction de l’utilisation des consommables, ex : Mug en verre à la place des gobelets en plastique, favoriser les versions électroniques des documents à la place des versions imprimés, et à la limite réduire les impressions par des économies de papiers (recto verso, pages multiples sur le même papier)

Jusqu’à maintenant il n’y a rien de nouveau. Ce que je propose c’est de distribuer l’écart entre la composante des charges fixes réelles maitrisées par les salariés, et la valeur planifiée de ces charges par la direction, sur les salariés eux même, sous forme de primes écologiques. Pour ce dire d’une autre façon plus simple : les économies faites par les salariés seront récompensées par des primes.
La valeur ajoutée (VA) se trouvera augmentée par le faite de la réduction des charges, et ce plus de VA sera distribué sur la masse salariale, donc il n’y aura aucun impact sur l’excédent brut d’exploitation de l’entreprise.

Bref, c’est une situation Win/Win :
•    Les salariés auront plus de rémunération.
•    Par le bais de ces prime, la direction motive les salariés à réduire leur part du bilan carbone, et ainsi, pour un même résultat d’exploitation, elle aura moins d’émissions CO2.  Cela pourrait être un élément positif dans la stratégie de l’entreprise, ou le Green It est l’un des positionnements les plus récents pour se différencier des concurrents.

Je souligne quand même les limites de cette proposition :
1.    Est-ce que les baisses de consommation produiront des primes assez attrayantes pour faire un effort ? un collaborateur ne sera pas trop motivé par 10 euros de plus par année.
2.    Est-ce que les autres joueurs de l’entreprise accepteront que le surplus de la valeur ajoutée va aux salaries ?
3.    La prime est repartie équitablement sur les salariés, et non pas en fonction de l’effort personnel, car il n’ya pas un moyen pratique de le faire. N’est il pas un facteur démotivant ?

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